Plus loin avec le numérique ?

Plus loin avec le numérique ?

Depuis quelques années maintenant nous apprenons à utiliser l’internet, les messageries et d’autres applications numériques d’une manière plus fiable et plus éclairée. La numérisation de nos gestes quotidiens nous offre des avantages indéniables et quelques inconvénients tout aussi évidents. 

Mais avons-nous conscience des conséquences que ces usages, quotidiennement répétés, multipliés par le nombre d’internautes dans le monde – dont nous faisons partie – ont pour conséquence irréversible sur nos futurs modes de vie et le fonctionnement de notre société ? Pas seulement pour nous, égoïstement, mais aussi pour nos petits-enfants et au-delà.

Nous ne voyons souvent qu’une infime partie de ces conséquences, celles les plus souvent évoquées, de la publicité ciblée à partir de nos requêtes et du contenu de nos messageries. Ne nous méprenons pas et portons notre regard plus loin. Depuis longtemps les entreprises en technologies numériques n’en sont pas restées à ce stade. Même si cela leur rapporte encore aujourd’hui une grande partie de leurs ressources. 

Nous pouvons et nous devons nous poser la question de ce que font les grands acteurs privés de nos données. La prise de conscience de cette question ne peut pas relever de la responsabilité exclusive des gouvernements ou des organisations internationales. Ces derniers ne pourront que freiner, éventuellement réguler et difficilement censurer ces entreprises très puissantes, parfois plus que les États eux-mêmes. (CNIL et RGPD)

La prise de conscience nous appartient, à nous utilisateurs quotidiens de ces technologies. C’est à dire vous, moi, citoyens, pourvoyeurs, le plus souvent inconscients, de nos données de navigation personnelle. 

Concrètement cela veut dire qu’au-delà ou en même temps que nous continuerons à nous familiariser avec les usages numériques nous devons nous interroger sur les implications éthiques de ces usages et prendre en compte qu’à chaque fois que nous nous connectons nos gestes et nos mots sont enregistrés, stockés et potentiellement exploitables pour des usages que nous ignorons par des entreprises très – trop ?- discrètes.

Cela ne veut pas dire que l’exploitation de nos données ne soit pas utile. Elle peut l’être et d’une manière très positive comme elle peut être tout aussi bien néfaste et même se retourner contre nos intérêts et l’intérêt général. Le vrai problème est que ces données sont entre les mains d’acteurs inconnus et que nous et nos institutions démocratiques perdent la maitrise de ce qu’ils font ou feront avec les données privées des citoyens.

C’est à nous utilisateurs et citoyens conscients des conséquences à moyen et long terme de nos gestes quotidiens de nous poser les questions pertinentes à ce sujet. Il ne s’agit pas de ne plus utiliser internet mais de l’utiliser en conscience. Prenons un seul exemple concret : changer le moteur de recherche de votre navigateur en le remplaçant par Qwant au lieu de Google. 

Et en parler et échanger entre vous tous, utilisateurs de tous ces terminaux. Savoir, autrement dit prendre conscience, renforce notre pouvoir d’adaptation à l’évolution de cet environnement numérique.

Apportez et partagez toutes vos idées à ce sujet ICI

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *