La place du patient dans le système de santé

Quelle est la place du patient dans notre système de santé ?

Depuis des mois il n’y a plus de revue de presse ou reportage TV sans que l’on crie au loup sur les problèmes liés à notre système de santé. Urgences débordées, Hôpitaux en déroute, trou de la Sécurité Sociale, infirmières en burn-out, réforme du système, mutuelles qui augmentent leurs cotisations, toutes les institutions semblent mal en point. Et moi, et moi et moi … comme le chanterait notre Dutronc ?  Il a bien raison commençons par l’autre bout, le patient, vous, moi, les autres …et mettons les vrais mots en face des choses !

Parlons-nous d’un système de santé ou d’un système de soins ?

Les mots ont un sens. Disons, pour « remettre le clocher au milieu du village », que tous les problèmes mentionnés plus haut relèvent d’un système de soins. Avons-nous le pouvoir de résoudre ce problème ? Peu probable ! Pas assez d’informations objectives sur ce qui se trame dans les arcanes du système et leurs obscures luttes d’influences contradictoires et conflictuelles.  Mais, in fine, ne sommes-nous pas l’enjeu, voire l’otage, de ce système ? Soit, mais rien ne nous interdit, en revanche, de nous poser les bonnes questions sur le sujet qui nous concerne au plus près, ma santé à moi, celle de mes proches …

Quels sont les facteurs qui comptent pour ma santé ?

 Selon le Pr. Olli CARPEN au sein de la Biobanque du Science Park en Finlande les voici :

  • Nos modes de vie : 40%
  • Notre génétique : 30%
  • La qualité du lien social : 15%
  • Exposition environnementale : 5%
  • Système de soins : 5%
  • Aléas et accidents : 5%

Le système de soins ne représente donc que 5% des facteurs qui influencent notre santé ? Après un exercice d’arithmétique de base, force est de conclure que largement plus de la moitié des facteurs sont en notre pouvoir. Modes de vie, alimentation, tabac, exercice, sport, réseau social et l’épigénétique* sont très loin devant le système de soins.

Rester en bonne forme et santé le plus longtemps possible ?

D’abord, arrêtons de donner prise à la peur suscitée par des informations sur le système de soins. Stress inutile et toxique pour la santé ! Nous avons, « individuellement », une influence décisive pour notre santé. Sommes-nous assez nombreux dans le monde pour nous en rendre compte et nous mettre sur la voie d’un changement en notre faveur et celui de nos petits-enfants ? Il semblerait que c’est possible quand on constate l’engouement, un peu partout, pour l’exercice ou l’alimentation bio. Serait-ce à (long) terme une des solutions pour rétablir la bonne santé de notre système de soins ? Rien n’est moins sûr tant la logique du système est pervertie. Mais la réflexion est ouverte !

Participez à cette discussion.

*L’épigénétique est l’expression de nos gènes selon leur exposition à l’environnement. Donc dépendant, en partie, de nos choix de vie.

YOUPI ! YUKA, les jeunes générations osent les contre-pouvoirs.

YOUPI ! YUKA ! les jeunes générations osent les contre-pouvoirs !

Depuis 2007 une appli gratuite, YUKA, fait fureur dans les allées des supermarchés et chez les distributeurs de cosmétiques. Il y a aujourd’hui près de 6 millions d’abonné-e-s à cette application sur smartphone dont le logo est une carotte. Créée par une tribu de 7 jeunes, ils osent se mesurer à la grande distribution et aux filières alimentaires et cosmétiques. Un contre-pouvoir dans l’air du temps comme le Nutriscore, une signalétique simplifiée en 5 couleurs. Bravo, les nouvelles générations !

Je scanne donc je sais ce que j’achète !

Un principe simple. Avec YUKA vous scannez le code barre du produit et le résultat apparaît : composition, une note sur 100 et 4 niveaux d’appréciation. Dans certains cas de médiocrité YUKA propose un produit alternatif. Vous êtes prévenus, à vous de décider ce qui vous convient !

YUKA peut-il rester indépendant ?

C’est la question que tout le monde se pose. Pour le moment l’équipe YUKA se réclame à l’abri de toutes les tentations. La pression de la filière alimentaire est forte au point de provoquer les contre-feux de certains acteurs de la grande distribution ou d’industries sous forme d’applications concurrentes à YUKA. Ou d’autres propositions pour occuper le terrain. Pour financer son indépendance YUKA lance des services de conseils en alimentation payants. Mais aussi un blog de discussion gratuit.

Ils ont fait bouger les choses !

C’est essentiel et c’est beaucoup. Une technologie, une application numérique et l’énergie d’une petite équipe font bouger les lignes en agissant dans le sens de l’intérêt général et du grand débat sur l’alimentation. Il suffit parfois d’une bonne idée et d’une grande dose d’audace, au bon moment, pour réveiller très rapidement une industrie qui faisait croire que ses solutions n’avaient pas d’alternatives.

D’autres initiatives existent et prennent de l’ampleur dans l’alimentaire basées sur la mobilisation et la contribution des citoyens et des consommateurs et dont nous reparlerons :

https://lamarqueduconsommateur.com

https://fr.openfoodfacts.org

Vous aussi, faites connaitre  ces initiatives autour de vous !

Réagissez à la discussion sur ce blog

 

Grève de la SNCF : une chance pour la mobilité ?

La grève de la SNCF : une chance pour la mobilité ?

On nous l’annonce jusqu’à saturation. La SNCF sera en grève massive à partir d’aujourd’hui. Pour 3 mois ? en grève ? en perturbation ? Laissons de côté les vraies raisons de ce mouvement aussi bien que celles de la volonté de réforme. Elle va gêner sans doute beaucoup la mobilité. Elle peut aussi faire réfléchir aux alternatives. Elle le fait déjà. Une chance offerte par le matraquage médiatique autour de l’événement.

La mobilité conditionne les activités humaines.

L’échange, de marchandises, de savoirs, se fait depuis la nuit des temps par la rencontre physique. Elle conditionne toujours dans une large mesure ces activités aujourd’hui. Mais depuis cette fameuse nuit des temps qui justifie si souvent le refus de faire autrement, le monde a changé. Et très rapidement depuis quelques décennies. Les échanges se font de moins en moins par des moyens qui avaient encore cours il y a quelques décennies. Regardez la Poste qui cherche à apporter d’autres services que la distribution d’un courrier de plus en plus rare, constatez que le télétravail gagne du terrain de jour en jour, voyez ce qui est en train de se passer en télémédecine, en e-commerce, en co-working, en visio-conférence, en covoiturage, en autopartage, vélos et autres. Autant de pratiques et d’expérimentations qui peuvent devenir d’usages courants.

Alternatives ?

Le mouvement de grève s’il devait durer trois mois peut provoquer une accélération de toutes ces évolutions. Parce que les personnes qui ont besoin de continuer à être actifs durant toute cette période auront un temps suffisant pour se débrouiller autrement. Faisons leur confiance, ils trouveront, c’est certain. Et certains de ces moyens seront adoptés parce qu’ils marchent bien. Déjà des applications de covoiturage pour trajets courts sont boostées par ceux qui sont à la recherche de solutions alternatives. Le télétravail sera pratiqué et entrera plus vite dans les habitudes des entreprises qui ont beaucoup à y gagner. Beaucoup d’alternatives deviendront des usages quotidiens et, peut-être amélioreront, la vie de nos concitoyens.

La SNCF ne mourra pas pour autant. Elle en sortira transformée quelle que soit le compromis qui mettra fin au conflit.

Résilience

Cette spéculation est-elle trop optimiste ? En partie seulement. Je crois que nous sortons toujours plus avertis et conscients de notre évolution lors d’un conflit ou d’une crise. C’est en tout cas un angle très  différent de celui du monde médiatique. Penser d’autres chemins est un choix ou une figure imposée.

 

 

 

 

Nous attendons trop de choses de nos politiques

Nous attendons trop de choses de nos politiques

Si je vous dis que l’échéance est dans une semaine, j’imagine que vous savez de quoi je parle ! Voter pour la Présidentielle 2017 est indispensable. Les émissions politiques font des cartons d’audience. Et si nous en attendions beaucoup trop des politiques ? Et si le monde médiatico-politique entretenait l’art de nous rendre dépendant ?

Nous avons de moins en moins besoin des politiciens et de plus en plus besoin de Politique.

Nous avons besoin que la Politique assure les conditions de la paix civile, de la justice et du terreau social qui nous permettra de faire nos choix et d’exercer nos liberté et créativité. Sécurité, justice, accès équitable à tous les savoirs et infrastructures de bien commun qui nous permettront d’entreprendre, d’être mobiles et de vivre en bonne santé et entente entre générations.

Mais après ne nous faites plus croire que vous devez tout gérer dans les moindres détails de notre vie quotidienne. A vouloir tout règlementer et formater vous nous enfermez dans un carcan qui éteint notre possibilité de devenir qui nous sommes comme l’évoque Jacques Attali dans son livre « Devenir Soi ». Et  vous nous maintenez dans une dépendance fictive à laquelle vous nous demandez d’adhérer, chacun de vous selon vos idéologies respectives

Voter pour la Présidentielle, un devoir urgent ! Mais …

Arrêtez donc de nous promettre de l’assistance règlementée, des dispositifs de protection, des diminutions d’impôts, des augmentations d’allocations, de la prudence et des principes rigides de précaution qui sont les extincteurs de l’initiative et de la créativité. De toute manière toutes ces promesses sont incompatibles avec la gestion arithmétique de nos ressources. Vous en faites vous mêmes le constat lors du lancement de toute nouvelle réforme et négociation qui ne sont que des tentatives de rattrapage d’une réalité annoncée. Concentrez vous sur vos missions essentielles, celles de créer les conditions favorables au fonctionnement épanoui de notre société. Dans un climat serein.

A nous maintenant d’analyser vos grands discours, vos petites phrases, vos gesticulations, vos comportements selon les paramètres de nos vrais besoins. Arrêtez tout de suite vos promesses ! Nous sommes les “anciens” de cette société et avons vécu toutes les campagnes de la Vème.

Et maintenant votons pour ceux que nous aurons retenus et qui sauront aussi rester à l’écoute de nos idées entre deux élections dans une démocratie vivante et permanente.

Si vous avez lu ce texte et que vous le trouvez pertinent et de bons sens, s’il vous plait partagez le autour de vous !

Tables d’Hôtes Numériques 2017

Les Tables d’Hôtes Numériques existent depuis plus de 5 années. Rendez-vous entre seniors chaque vendredi après-midi de 14h à 16h, elles ont permis à de nombreux seniors de se familiariser avec ces nouveaux appareils que sont les tablettes, PC et smartphones.

Mais les terminaux numériques ont beaucoup et rapidement évolué et grâce à cela les seniors sont de plus en plus habiles avec ces outils.

Les Tables d’Hôtes Numériques vont donc évoluer en douceur !

Lieu et horaires restent les mêmes. Le concept d’origine est inchangé : il s’agit d’échanger les bonnes pratiques entre utilisateurs. C’est le contenu qui changera. Les rendez-vous s’orienteront de plus en plus vers les usages que nous faisons de nos appareils. En effet nombre de nos activités et gestes quotidiens passent dorénavant par le numérique.

Santé, administration, communication, courses et consommation, loisirs, culture, information, formation, bricolage, cuisine et plein d’autres domaines de notre vie sont concernés partiellement ou totalement par la pratique numérique.

Chaque séance traitera donc principalement d’un de ces thèmes et ces derniers pourront être choisis par les participants eux-mêmes. Nous en déterminerons les procédures au fur et à mesure de ce premier trimestre 2017.

Il ne sera donc plus forcément indispensable d’y venir avec vos appareils, une feuille de papier et un crayon suffiront même si un smartphone ou une tablette y aura toujours sa place. Les animateurs proposeront une animation qui correspondra au thème retenu. Puis ce sera l’échange entre participants dans la bonne humeur et la convivialité habituelles.

Venez nombreux pour participer à ces échanges et proposez-nous vos idées pour les prochaines séances.

Vous voulez voir comment ça se passe ? Regardez cette vidéo

BONNE ANNEE 2017 !

Génération Pivot ?

GÉNÉRATION PIVOT ?

Le pivot c’est la base, le soutien essentiel, ce sur quoi tout repose…

La génération Pivot c’est NOUS !

C’est nous, la génération des retraité-e-s qui cohabitons aujourd’hui avec nos enfants et petits-enfants mais aussi à l’autre bout des âges – merci la longévité – avec nos parents.

Quatre générations en présence, ce n’est plus très rare. Pour la nôtre, celle des retraités c’est une chance mais aussi des responsabilités nouvelles et multiples.

Si nous savons peu ou prou comment aider nos descendants, nous sommes peu nombreux à être préparés à résoudre les problèmes de perte d’autonomie de nos ascendants, de nos collatéraux… ou de nous-même !

Les obstacles sont variés et les solutions d’autant plus difficiles à trouver que la raison est mise à mal par l’affect ! Le nôtre et celui fréquemment perturbé de la personne en perte d’autonomie qui compliquent la prise de décision… qui finalement ne peut être qu’un compromis !

Personne ne souhaite envisager le pire… mais le mieux, pour la sérénité de tout le monde, est de l’anticiper et d’en parler. Les volontés de l’intéressé, écrites en toute possession de ses moyens, seront alors plus facilement respectées.

De multiples dispositifs administratifs et médico-sociaux existent. Nous sommes même des sortes de champions en France. Les organismes appelés à nous aider dans ces situations sont multiples, … et éparpillés. Pas toujours d’un accès aisé pour celles et ceux qui ne sont pas familiarisés avec les arcanes de ce monde-là. Cerise sur le gâteau, le jour où nous en avons besoin, c’est souvent urgent, très urgent !

Notre but avec la rubrique “Génération Pivot” est de faciliter la prise de décisions devant la perte d’autonomie, présente ou future … y compris la nôtre !

La rubrique “Génération Pivot” traitera sans tabou de sujets en lien avec la perte d’autonomie. Le handicap, les dispositions prises ou à prendre sur des questions telles que la désignation d’une personne de confiance, des procurations pour une gestion de la vie quotidienne, des assurances, l’expression ou le non-dit de ce qui est jugé comme acceptable en cas de problèmes d’autonomie comme le maintien et les soins à domicile, le séjour en maison de retraite, et tous les aspects de ressources et juridiques que cela peut faire apparaître.

La rubrique « Génération Pivot » doit s’enrichir d’un certain nombre de liens, de documents téléchargeables, de conseils vécus, et d’idées qui aideront à réfléchir calmement à ces questions. Et comme nous sommes aujourd’hui la génération 2.0, cela veut dire que vous qui lisez ces lignes vous pouvez grâce à ce blog, partager vos expériences, vos témoignages et même vos conseils avec d’autres internautes à la recherche d’informations. Ne les gardez pas pour vous, partagez les pour les valoriser ! Et peut-être nouer des relations et découvrir des réseaux de solidarité

Liens à cliquer

 

Des retraités et de la Politique

Nous nous étions pourtant promis que, retraités, nous ne parlerions pas de politique. Nous n’allons donc pas vous parler de la mascarade politicienne qui tourne autour des personnes. Mais nous croyons que le moment est venu de discuter de Politique avec un P Majuscule puisque décidément seules les questions très minuscules font aujourd’hui bruisser le monde médiatico-politique et nourrissent les ouvertures de JT et les grands titres de la presse.

Avons-nous un rôle à jouer ou notre mot à dire en tant que retraités. Mille fois oui !

Nous faisons partie de la génération qui a vécu l’évolution de la société depuis les années 1950. Nous sommes les témoins de tout ce qui a changé dans nos sociétés. Ce serait trop long d’en faire l’énumération. Tout a changé sauf les petits jeux politiciens entre droite et gauche ainsi que les mécanismes qui leur donnent, à tour de rôle, le pouvoir souverain et parfois « arrogant » de nous administrer.

Nous sentons bien tous que nous sommes en fin de vie d’un système politique et administratif qui bloque d’une manière quasi inéluctable toute velléité ou même envie de générer du progrès social et démocratique. Encore une fois, sommes nous concernés ? Oui il s’agit d’être aux côtés de nos jeunes générations et de les aider, tant que possible, à construire leur monde. Ce n’est pas une option, c’est une obligation.

Des mouvements apparaissent, émergent ici ou là qui traduisent cette envie et qui sont la preuve que, contrairement à ce que nous fait croire l’indifférence voire le mépris des urnes, un très grand nombre de personnes jusques là silencieuses, s’intéressent et veulent participer à la Politique Majuscule, celle qui déterminera leur cadre de vie et une vision enfin claire de leur futur.

Il faut rester lucide, en tout cas vigilant, car derrière certains de ces mouvements, des ambitions personnelles sont en embuscade. Mais il ne faut pas rester sans voix. Engageons nous dans l’une ou l’autre de ces initiatives qui veulent sortir du jeu manichéen du blanc et du noir selon les saisons. Mais gardons l’œil bien ouvert sur les récupérations possibles de ceux qui veulent à tout prix garder leur pouvoir sans vraiment s’occuper de l’intérêt général et de nos biens communs.

Et vous qu’en pensez-vous ? Postez vos idées en bas de cette page en cliquant sur « Laisser un commentaire »

Une économie du partage

L’économie du Partage

L’économie du partage se retrouve dans les nouveaux modes de consommation. Parmi les plus emblématiques BlaBlaCar pour le transport et AirBnB pour les locations de chambres entre particuliers. Nombre d’autres naissent tous les jours et parfois dans des domaines inattendus. Ces nouveaux modes de consommation intéressent les seniors. Pourquoi ? Ils redonnent à un échange de services ou de produit le contenu humain que la transaction monétisée a fini par faire disparaitre dans la plupart des cas. Nous avons tous besoin de cette dimension d’échange social et surtout au moment de la retraite, quand nous pouvons être confrontés à un manque relationnel. Dans certaines situations l’économie du partage peut aussi devenir un complément sympathique de revenu qui peut lui être très utile.

Et si l’économie du partage était bien plus ancienne qu’on veut nous le faire croire ? Les coopératives par exemple en agriculture existent depuis très longtemps et si nous habitons un appartement nous partageons un toit et des structures communes … donc partagés. A bien y réfléchir nous partageons déjà beaucoup de choses ; toutes les infrastructures communes, routes, éclairages publics, réseaux de transport, services publics relèvent quelque part du partage. Même si ce partage est organisé et institutionnalsé. Alors qu’est-ce qui est si nouveau et nous fait croire à une révolution ?

Le simple basculement dans le partage de ce que nous considérions comme un bien individuel, à usage individuel, ou réservé à nos proches : notre habitat, notre auto, notre tondeuse, notre boîte à outils et plus encore ? L’industrialisation productiviste telle que nous la vivons nous a amené à croire que la valeur résidait dans la propriété individuelle et dans un usage quasi exclusif. Cela correspondait aux intérêts bien compris de qui détenait le pouvoir de faire prospérer les affaires, la banque et l’industrie.

Aujourd’hui, à travers une effervescence induite par l’incroyable puissance d’échange et de diffusion du réseau numérique, nous voyons émerger la conscience que d’autres choix de vie sont possibles. Nous découvrons peu à peu la culture et l’ouverture que nous procure le partage de produits et de services. Si BlaBlaCar et AirBnB sont si réputés, c’est sans doute parce qu’ils illustrent parfaitement bien ce phénomène.

Bien entendu il faut être lucide et vigilant. Les plates-formes numériques qui gèrent ces échanges ne sont pas à l’abri et sont parfois tenter de faire renaître des formes de domination économique.

Mais c’est à nous, citoyens, retraités, jeunes, étudiants, chômeurs, actifs, de veiller à reconstruire nos vies autour des valeurs induites par l’échange, l’usage partagé, les transmissions de savoirs, la solidarité et dans une proximité à la fois géographique et humaniste. Plus les initiatives émergeront dans cet esprit et plus la conscience collective reviendra vers la recherche d’une vie basée sur le bien commun et les valeurs du partage.

 

Assurances ou Mutuelles Santé Senior ?

Assurances ou Mutuelles Santé ?

L’assurance santé est un vrai sujet pour les retraités ! Si certaines professions sont relativement privilégiées, leur employeur assurant une forme de continuité dans ce domaine, ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. Loin de là.

La bataille que se livrent les complémentaires santé entre elles génère pour le grand public une surenchère de chiffres et d’arguments. Hélas nous sommes peu nombreux à être habitués à la gymnastique des taux, des tarifs, des conventions, des dépassements et autres peurs agitées par les assureurs qui cherchent à nous séduire.

Ne nous faisons pas trop d’illusions, cette confusion n’a pas pour but de nous éclairer. Bien au contraire elle rend difficile voire impossible pour les non initiés de juger et choisir en parfaite connaissance de cause.

Internet a sans doute participé à la confusion générale en introduisant les sites qui proposent ce que l’on appelle des comparateurs de tarifs. Sauf que certains de ces comparateurs sont manœuvrés en coulisse par les assurances elles-mêmes et dirigent donc habilement le candidat vers ses propres services.

Enfin se rajoute à ce brouillard le désengagement de l’assurance maladie obligatoire sur le remboursement de certains soins, traitements ou médicaments, laissant le soin aux complémentaires – c’est à dire au secteur privé dans la majorité des cas– d’assurer le complément moyennant des augmentations de cotisations faramineuses. Il en existe, et non les moindres, où le montant demandé a presque doublé en deux ans alors que les prestations se sont dégradées sur la même période.

Pour couronner le tout certaines d’entre elles parmi les plus notoires, affichent la volonté d’intégrer des services en créant des réseaux de soins ou de prestataires. Douces pressions au départ et arguments qui finiront par nous priver de la liberté de choix du praticien dans un avenir proche.

Que pouvons nous faire pour y remédier ? D’abord être conscients de cette évolution, et cela veut dire mieux informés.

Comment ?

Nous proposons d’ouvrir un fil d’informations à ce sujet sur ce blog. Des informations que nous allons chercher de notre côté et mettre à votre disposition bien sûr, mais aussi des informations et des expériences que vous, internautes concernés par ce sujet, pouvez nous apporter. Et que nous avons la possibilité de publier avec votre accord. Nous avons à notre disposition la force d’un réseau, internet, qui nous permet aujourd’hui de devenir acteur et contre-pouvoir en face de la puissance que représentent les assurances de plus en plus concentrées. Soit nous baissons les bras soit nous nous saisissons de ce pouvoir pour contribuer à une régulation plus équitable entre ces organismes et nous.

Cette rubrique vous est donc ouverte pour diffuser vos opinions et vos témoignages et pour que nos opinions puissent peser dans ce qui est un des grands sujets pour notre système de soins à la retraite.

 

 

Consommer, un vrai Pouvoir ?

Nous sommes de plus en plus nombreux à nous interroger sur le pouvoir que nous avons, en tant que citoyen-consommateur, de changer les choses. Sommes-nous de plus en plus impuissants devant les pouvoirs, l’argent, la publicité, les manœuvres politiques et les diverses formes « d’autorités » qui nous administrent ? Mais pour ce qui reste en notre pouvoir, sommes-nous sûrs de l’exercer ?

Nous mettons un bulletin de vote – avec de moins en moins de convictions d’ailleurs – dans les urnes quand des épisodes électifs se présentent. Nous suivons des discours de campagne destinés à nous convaincre des bonnes idées des uns et des autres puis, quelques heureux élus deviennent sourds en se drapant dans la légitimité démocratique.

Il nous reste pourtant quelques bribes de pouvoir. Et qui ne sont pas sans rapports avec le fonctionnement démocratique.

Nous allons faire des courses bien sûr. Une ou plusieurs fois par semaine. Pour notre nourriture, nos soins, nos vêtements, nos loisirs et tous nos petits plaisirs s’il reste assez de sous pour cela. Ces actes, quasi quotidiens, représentent des opportunités de plus en plus fortes pour exprimer nos valeurs et nos convictions.

Il est vrai que tant que nous sommes en activité, faire les courses, c’est souvent « faire la course ». Nous parcourons les rayons des supermarchés et remplissons nos caddies selon ce que nous présente le linéaire de plus accessible ou de plus attrayant. C’est un jeu que la grande distribution maîtrise au millimètre près. Or nous avons la possibilité de jouer à ce jeu là et d’y gagner de plus en plus souvent. Nous sommes moins bousculés par le temps que les jeunes générations. Nous avons le temps de nous informer et de choisir avec nos critères de valeurs et de convictions. Proximité, composition, éthique, écologie, bio sont parmi les repères les plus connus.

S’informer sur les produits, nous sommes de plus en plus nombreux à le faire. Vous avez certainement remarqué ces personnes, dans les travées de supermarché, qui prennent le temps de déchiffrer le maquis des étiquettes et pas seulement celui des prix. Bien entendu ce n’est pas toujours facile, les producteurs étant souvent aux confins de la réglementation quand ce n’est pas de la légalité pour brouiller les pistes. Il nous faut donc être attentifs et vigilants et repérer les produits qui nous conviennent en fonction de ce que nous croyons bon pour notre santé ou nos valeurs.

Ce sont ces dizaines de milliers de gestes, de vigilances et de choix qui amèneront, il faut l’espérer, les producteurs et ceux qui distribuent, à offrir plus d’informations fiables et de la confiance au consommateur que nous sommes. C’est notre pouvoir et aussi notre responsabilité dans le rôle du destinataire final des produits et services.

Quel rapport avec le pouvoir que nous évoquions au début de cet article ? Vous aurez certainement remarqué que les principaux problèmes de nos gouvernants sont économiques ?

Notre vigilance citoyenne qui se traduit dans nos choix de consommateurs-trices n’est pas sans poids. Nos choix, de par leur nombre, envoient des signaux au politique à travers la filière économique de production-distribution.

On peut ne pas trop y croire. C’est l’éternel problème du fatalisme individuel. Pensez-vous que j’y changerai quelque chose ? Ou même « après moi le déluge » ; c’est toujours sympa pour nos petits-enfants !

On peut aussi penser à la théorie du battement d’ailes du papillon qui déclenchera peut-être une tempête de bonne conscience de l’autre côté de la planète.

On peut enfin faire le pari de Pascal. Ça ne mange pas de pain mais sait-on jamais …