Rôle des seniors et retraités

 

www.campus-seniors.fr  est le blog d’informations et de dialogues de l’association actisse.

Le rôle des seniors dans la société

« actisse » affirme le rôle que les seniors et retraités tiennent dans une société de tous les âges. Loin des visions comptables de classes d’âges et de leur définition dans des catégories de producteurs et de consommateurs, de rentiers ou de cibles fiscales Nous donnons notre avis sur des mesures qui les concernent mais « actisse » ne s’inscrit pas dans un égoïsme corporatiste.

Il y a bien mieux à vivre et à expérimenter pour le temps et l’espace ouverts à celles et ceux qui retrouvent la maitrise de l’emploi de leur temps disponible.

Les seniors participent à la cohésion sociale

Les seniors sont les parents et grands-parents des actifs et futurs actifs. Ils ne sont pas ni passifs ni enfermés dans une catégorie séparée des autres générations. Ils aident et coopèrent avec leurs descendants, souvent leurs ascendants, et sont des légions bénévoles à œuvrer au sein d’associations d’entraide, d’intérêt général et de bien commun. Ils sont des citoyens actifs pour des missions d’accompagnements et d’aides au sein d’ONG, de conseils municipaux et en politique. Ils sont une des composantes indispensables à la cohésion sociale.

Nous sommes aussi friands de tout ce qui change dans le domaine des sciences, de la technologie, des modes de vie et des débats éthiques nécessaires.

Toutes nos actions, l’information que nous diffusons, le blog que nous éditons, l’entraide que nous organisons, les initiatives et les partenariats que nous envisageons s’inscrivent dans ce but.

Venez nous rejoindre !

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Numérisation, destination inconnue !

Numérisation, destination inconnue ?

 Nous sommes en train de migrer à toute vitesse vers une nouvelle étape de l’humanité. Et nous ne connaissons à peu près rien de notre nouvelle destination. Sans doute n’aura-t-elle plus rien d’une étape stable dans le temps tant nous entrons dans un monde complexe et dans un flux de transformations rapides et imprévisibles.

Nous avançons en tâtonnant, constatant les changements au fur et à mesure, tels qu’ils surviennent. Ces transformations ne semblent pas s’inspirer d’une direction connue ou d’une volonté émanant d’une autorité extérieure. Ils ne semblent pas non plus basés sur une idéologie. Nous ne pouvons que constater qu’apparaissent de nouvelles procédures et des changements en rupture avec nos modes de vie et de pensée précédents. Nous avons l’impression de perdre la maitrise de notre futur proche. Le moyen ou long terme nous échappent totalement.

Le commerce en ligne, Amazon, les recherches Google, les manifs de protestation « spontanées » sur les Champs-Élysées, à Hong-Kong et ailleurs, les défilés climat, la communication instantanée par sms, la vidéophonie, les mails, Blablacar, le Boncoin, l’affaiblissement notoire des partis politiques classiques, des syndicats, les banques en ligne, la numérisation des administrations, Facebook et ses abonnés, Wikipédia, Instagram, les liseuses, le financement participatif des projets et entreprises, le Big Data, tout cela a envahi nos vies de tous les jours à une vitesse stupéfiante.

Mais les phénomènes les plus invasifs de nos modes de vie et de notre culture restent à venir et nous surprendront encore plus : la santé, l’éducation, la culture, les manipulations génétiques, l’utilisation de nos données à des fins sociales et politiques, le renouvellement du travail par les robots et les algorithmes, la blockchain qui contourne les intermédiaires de confiance et l’immense champ de données ouvert par l’internet des objets. Et enfin l’augmentation du nombre de personnes connectées sur notre planète grâce aux satellites qui leur serviront d’antennes relais à très bas coût.

La nature technologique de ce changement n’est pas seule en cause pour parler de révolution. La rapidité de son expansion dans le temps et l’espace et le fait que le numérique et le changement de société se stimulent et s’influencent mutuellement justifient de le qualifier de changement organique de la société.

Nous constatons les changements quand il se sont produits. Tellement accaparants, qu’ils peinent à nous rendre conscients de la révolution que nous vivons. Ils nous apparaissent trop éparpillés pour que nous puissions en saisir la logique.

Le mieux que nous puissions faire c’est d’en prendre conscience, d’en questionner leur signification et de tenter d’en pressentir le sens et la cohérence. Ce qui nous permettrait de bricoler des hypothèses, mais seulement des hypothèses, pour notre avenir à très court terme. Ne parlons pas du reste !

 

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Profiter de la longévité !

La vie est belle ! Et dure plus longtemps !

L’augmentation de la longévité de vie a mécaniquement allongé la durée du temps à la retraite. Même si certains ajustements ont ou auront encore lieu. Les progrès sanitaires ont de leur côté augmenté le temps de vie en bonne santé et forme. Sans vouloir les énumérer, de nombreux faits, signes et statistiques en témoignent. La vie est belle !

Tant mieux, mais sommes-nous bien préparés ?

Les deux facteurs cumulés, longévité et santé, posent la question de l’usage « épanouissant » que l’on peut faire de ce temps libéré. La liberté ne se résume pas à une absence de contraintes extérieures. Elle exige une autonomie individuelle dans les choix de vie, des activités et de la recherche du bonheur. Ce temps est unique et singulier à l’exact opposé de toutes les étapes de vie précédentes.

Exercer sa liberté est une aventure, parfois inconnue.

Cette étape révèle souvent la grande difficulté de s’orienter par soi-même. Nombre de retraités, peu habitués à la responsabilité de se choisir une vie sans repères extérieurs, ne reconstruisent pas leur temps libéré autour de choix et de valeurs qui leur sont propres. Ils se laissent porter par les évènements, se trouvent des obligations de toutes sortes ou s’inventent de nouvelles contraintes qui donnent du sens et de la cohérence à leur quotidien.

Pas de jugements de valeur sur cette attitude, mais …

Dommage pour eux ! Parce que le champ de nouveaux possibles est largement ouvert, voire infini. Et les choix de vie, basés sur des valeurs qui leur sont propres, leur permettraient de se réconcilier avec leurs aspirations, voire leurs rêves d’autrefois. C’est la seule période de la vie qui offre réellement l’opportunité d’être en harmonie avec les souhaits et inspiration profonde.

Les conditions requises pour réussir cette aventure ?

D’abord se connaître soi-même ! L’énoncé est aussi simple et banal que le cheminement en est difficile. En effet, cela exige une honnêteté sans complaisances. Se livrer à l’exercice critique de soi-même n’est pas facile. Mais c’est indispensable pour partir sur de bonnes bases. La solution consiste souvent à solliciter l’aide d’un tiers pour éviter à tout prix d’être juge et partie. Et réaliser un bilan le plus honnête possible.

Trouver et optimiser les meilleures décisions

Campée sur un inventaire sincère, l’exploration des possibles se dessinent plus sûrement. Il faut aussi défricher le terrain les contraintes, compétences, temps disponible, ressources et environnement affectif et familial. Et enfin fouiller au plus profond de ses rêves anciens et de ses désirs inassouvis pour faire émerger les activités qui feront prospérer une vie à la retraite harmonieuse.

Et accompagner l’avancée en âge avec sérénité.

 

Vous avez une expérience à relater, faire un témoignage sur ce sujet, écrivez-nous ICI

retraités, les”actifs” contre les “inactifs” ?

Le gouvernement choisit les « actifs » contre les « inactifs »

Le premier ministre de ce gouvernement assume. Il choisit de prendre aux « inactifs » pour donner aux « actifs ». Le choix des mots révèle la pensée de l’homme. La guerre des générations n’est pas loin.

Qu’entend-t-il exactement, quand en creux, il estime que les retraités sont inactifs par rapport aux actifs ? Qu’ils passent leur temps à jouer à la belote, à la pétanque et à tailler leurs rosiers ?

Les retraités sont des actifs !

C’est avoir peu de respect pour elles et eux quand des bataillons de bénévoles se décarcassent dans les associations, les Restos du Cœur, les Conseils Municipaux, les accompagnements de personnes en difficulté, les organisations caritatives, les ONG, les soutiens scolaires, et l’aide aux générations des enfants, petits enfants et souvent des parents très âgés. Si tout ce monde baisse les bras, bonjour la cohésion sociale ! Je ne crois pas que dresser les actifs contre les inactifs soit la bonne et seule solution.

Quel est le rôle des retraités ?

Ce n’est d’ailleurs pas tant l’étau que vous resserrez sur les ressources de nos aînés qui chagrine. Pris entre la non évolution des pensions et les augmentations de toutes les dépenses contraintes et autres taxes incontournables, nous avons bien compris qu’il va falloir se serrer la ceinture. Ce qui est consternant sincèrement de la part des certains responsables politiques c’est d’ignorer  le rôle des aînés dans une société de tous les âges en les opposant aussi manifestement aux « actifs ». La société ne se réduit pas à un bilan comptable.

Vous voudriez cantonner les aînés au seul rôle de consommateur ?

Ils sont près de 17 millions et peuvent se montrer très « inactifs » dans ce domaine. Voire même carrément déserter. Leur rôle, bien sûr, c’est aussi de voter et là, vous le savez, ils sont très « actifs »

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Des retraités et de la Politique

Nous nous étions pourtant promis que, retraités, nous ne parlerions pas de politique. Nous n’allons donc pas vous parler de la mascarade politicienne qui tourne autour des personnes. Mais nous croyons que le moment est venu de discuter de Politique avec un P Majuscule puisque décidément seules les questions très minuscules font aujourd’hui bruisser le monde médiatico-politique et nourrissent les ouvertures de JT et les grands titres de la presse.

Avons-nous un rôle à jouer ou notre mot à dire en tant que retraités. Mille fois oui !

Nous faisons partie de la génération qui a vécu l’évolution de la société depuis les années 1950. Nous sommes les témoins de tout ce qui a changé dans nos sociétés. Ce serait trop long d’en faire l’énumération. Tout a changé sauf les petits jeux politiciens entre droite et gauche ainsi que les mécanismes qui leur donnent, à tour de rôle, le pouvoir souverain et parfois « arrogant » de nous administrer.

Nous sentons bien tous que nous sommes en fin de vie d’un système politique et administratif qui bloque d’une manière quasi inéluctable toute velléité ou même envie de générer du progrès social et démocratique. Encore une fois, sommes nous concernés ? Oui il s’agit d’être aux côtés de nos jeunes générations et de les aider, tant que possible, à construire leur monde. Ce n’est pas une option, c’est une obligation.

Des mouvements apparaissent, émergent ici ou là qui traduisent cette envie et qui sont la preuve que, contrairement à ce que nous fait croire l’indifférence voire le mépris des urnes, un très grand nombre de personnes jusques là silencieuses, s’intéressent et veulent participer à la Politique Majuscule, celle qui déterminera leur cadre de vie et une vision enfin claire de leur futur.

Il faut rester lucide, en tout cas vigilant, car derrière certains de ces mouvements, des ambitions personnelles sont en embuscade. Mais il ne faut pas rester sans voix. Engageons nous dans l’une ou l’autre de ces initiatives qui veulent sortir du jeu manichéen du blanc et du noir selon les saisons. Mais gardons l’œil bien ouvert sur les récupérations possibles de ceux qui veulent à tout prix garder leur pouvoir sans vraiment s’occuper de l’intérêt général et de nos biens communs.

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