Plus loin avec le numérique ?

Plus loin avec le numérique ?

Depuis quelques années maintenant nous apprenons à utiliser l’internet, les messageries et d’autres applications numériques d’une manière plus fiable et plus éclairée. La numérisation de nos gestes quotidiens nous offre des avantages indéniables et quelques inconvénients tout aussi évidents. 

Mais avons-nous conscience des conséquences que ces usages, quotidiennement répétés, multipliés par le nombre d’internautes dans le monde – dont nous faisons partie – ont pour conséquence irréversible sur nos futurs modes de vie et le fonctionnement de notre société ? Pas seulement pour nous, égoïstement, mais aussi pour nos petits-enfants et au-delà.

Nous ne voyons souvent qu’une infime partie de ces conséquences, celles les plus souvent évoquées, de la publicité ciblée à partir de nos requêtes et du contenu de nos messageries. Ne nous méprenons pas et portons notre regard plus loin. Depuis longtemps les entreprises en technologies numériques n’en sont pas restées à ce stade. Même si cela leur rapporte encore aujourd’hui une grande partie de leurs ressources. 

Nous pouvons et nous devons nous poser la question de ce que font les grands acteurs privés de nos données. La prise de conscience de cette question ne peut pas relever de la responsabilité exclusive des gouvernements ou des organisations internationales. Ces derniers ne pourront que freiner, éventuellement réguler et difficilement censurer ces entreprises très puissantes, parfois plus que les États eux-mêmes. (CNIL et RGPD)

La prise de conscience nous appartient, à nous utilisateurs quotidiens de ces technologies. C’est à dire vous, moi, citoyens, pourvoyeurs, le plus souvent inconscients, de nos données de navigation personnelle. 

Concrètement cela veut dire qu’au-delà ou en même temps que nous continuerons à nous familiariser avec les usages numériques nous devons nous interroger sur les implications éthiques de ces usages et prendre en compte qu’à chaque fois que nous nous connectons nos gestes et nos mots sont enregistrés, stockés et potentiellement exploitables pour des usages que nous ignorons par des entreprises très – trop ?- discrètes.

Cela ne veut pas dire que l’exploitation de nos données ne soit pas utile. Elle peut l’être et d’une manière très positive comme elle peut être tout aussi bien néfaste et même se retourner contre nos intérêts et l’intérêt général. Le vrai problème est que ces données sont entre les mains d’acteurs inconnus et que nous et nos institutions démocratiques perdent la maitrise de ce qu’ils font ou feront avec les données privées des citoyens.

C’est à nous utilisateurs et citoyens conscients des conséquences à moyen et long terme de nos gestes quotidiens de nous poser les questions pertinentes à ce sujet. Il ne s’agit pas de ne plus utiliser internet mais de l’utiliser en conscience. Prenons un seul exemple concret : changer le moteur de recherche de votre navigateur en le remplaçant par Qwant au lieu de Google. 

Et en parler et échanger entre vous tous, utilisateurs de tous ces terminaux. Savoir, autrement dit prendre conscience, renforce notre pouvoir d’adaptation à l’évolution de cet environnement numérique.

Apportez et partagez toutes vos idées à ce sujet ICI

Profiter de la longévité !

La vie est belle ! Et dure plus longtemps !

L’augmentation de la longévité de vie a mécaniquement allongé la durée du temps à la retraite. Même si certains ajustements ont ou auront encore lieu. Les progrès sanitaires ont de leur côté augmenté le temps de vie en bonne santé et forme. Sans vouloir les énumérer, de nombreux faits, signes et statistiques en témoignent. La vie est belle !

Tant mieux, mais sommes-nous bien préparés ?

Les deux facteurs cumulés, longévité et santé, posent la question de l’usage « épanouissant » que l’on peut faire de ce temps libéré. La liberté ne se résume pas à une absence de contraintes extérieures. Elle exige une autonomie individuelle dans les choix de vie, des activités et de la recherche du bonheur. Ce temps est unique et singulier à l’exact opposé de toutes les étapes de vie précédentes.

Exercer sa liberté est une aventure, parfois inconnue.

Cette étape révèle souvent la grande difficulté de s’orienter par soi-même. Nombre de retraités, peu habitués à la responsabilité de se choisir une vie sans repères extérieurs, ne reconstruisent pas leur temps libéré autour de choix et de valeurs qui leur sont propres. Ils se laissent porter par les évènements, se trouvent des obligations de toutes sortes ou s’inventent de nouvelles contraintes qui donnent du sens et de la cohérence à leur quotidien.

Pas de jugements de valeur sur cette attitude, mais …

Dommage pour eux ! Parce que le champ de nouveaux possibles est largement ouvert, voire infini. Et les choix de vie, basés sur des valeurs qui leur sont propres, leur permettraient de se réconcilier avec leurs aspirations, voire leurs rêves d’autrefois. C’est la seule période de la vie qui offre réellement l’opportunité d’être en harmonie avec les souhaits et inspiration profonde.

Les conditions requises pour réussir cette aventure ?

D’abord se connaître soi-même ! L’énoncé est aussi simple et banal que le cheminement en est difficile. En effet, cela exige une honnêteté sans complaisances. Se livrer à l’exercice critique de soi-même n’est pas facile. Mais c’est indispensable pour partir sur de bonnes bases. La solution consiste souvent à solliciter l’aide d’un tiers pour éviter à tout prix d’être juge et partie. Et réaliser un bilan le plus honnête possible.

Trouver et optimiser les meilleures décisions

Campée sur un inventaire sincère, l’exploration des possibles se dessinent plus sûrement. Il faut aussi défricher le terrain les contraintes, compétences, temps disponible, ressources et environnement affectif et familial. Et enfin fouiller au plus profond de ses rêves anciens et de ses désirs inassouvis pour faire émerger les activités qui feront prospérer une vie à la retraite harmonieuse.

Et accompagner l’avancée en âge avec sérénité.

 

Vous avez une expérience à relater, faire un témoignage sur ce sujet, écrivez-nous ICI

YOUPI ! YUKA, les jeunes générations osent les contre-pouvoirs.

YOUPI ! YUKA ! les jeunes générations osent les contre-pouvoirs !

Depuis 2007 une appli gratuite, YUKA, fait fureur dans les allées des supermarchés et chez les distributeurs de cosmétiques. Il y a aujourd’hui près de 6 millions d’abonné-e-s à cette application sur smartphone dont le logo est une carotte. Créée par une tribu de 7 jeunes, ils osent se mesurer à la grande distribution et aux filières alimentaires et cosmétiques. Un contre-pouvoir dans l’air du temps comme le Nutriscore, une signalétique simplifiée en 5 couleurs. Bravo, les nouvelles générations !

Je scanne donc je sais ce que j’achète !

Un principe simple. Avec YUKA vous scannez le code barre du produit et le résultat apparaît : composition, une note sur 100 et 4 niveaux d’appréciation. Dans certains cas de médiocrité YUKA propose un produit alternatif. Vous êtes prévenus, à vous de décider ce qui vous convient !

YUKA peut-il rester indépendant ?

C’est la question que tout le monde se pose. Pour le moment l’équipe YUKA se réclame à l’abri de toutes les tentations. La pression de la filière alimentaire est forte au point de provoquer les contre-feux de certains acteurs de la grande distribution ou d’industries sous forme d’applications concurrentes à YUKA. Ou d’autres propositions pour occuper le terrain. Pour financer son indépendance YUKA lance des services de conseils en alimentation payants. Mais aussi un blog de discussion gratuit.

Ils ont fait bouger les choses !

C’est essentiel et c’est beaucoup. Une technologie, une application numérique et l’énergie d’une petite équipe font bouger les lignes en agissant dans le sens de l’intérêt général et du grand débat sur l’alimentation. Il suffit parfois d’une bonne idée et d’une grande dose d’audace, au bon moment, pour réveiller très rapidement une industrie qui faisait croire que ses solutions n’avaient pas d’alternatives.

D’autres initiatives existent et prennent de l’ampleur dans l’alimentaire basées sur la mobilisation et la contribution des citoyens et des consommateurs et dont nous reparlerons :

https://lamarqueduconsommateur.com

https://fr.openfoodfacts.org

Vous aussi, faites connaitre  ces initiatives autour de vous !

Réagissez à la discussion sur ce blog

 

retraités, les”actifs” contre les “inactifs” ?

Le gouvernement choisit les « actifs » contre les « inactifs »

Le premier ministre de ce gouvernement assume. Il choisit de prendre aux « inactifs » pour donner aux « actifs ». Le choix des mots révèle la pensée de l’homme. La guerre des générations n’est pas loin.

Qu’entend-t-il exactement, quand en creux, il estime que les retraités sont inactifs par rapport aux actifs ? Qu’ils passent leur temps à jouer à la belote, à la pétanque et à tailler leurs rosiers ?

Les retraités sont des actifs !

C’est avoir peu de respect, Monsieur le Premier Ministre, quand des bataillons de bénévoles se décarcassent dans les associations, les Restos du Cœur, les Conseils Municipaux, les accompagnements de personnes en difficulté, les organisations caritatives, les ONG, les soutiens scolaires, et l’aide aux générations des enfants, petits enfants et souvent des parents très âgés. Si tout ce monde baisse les bras, bonjour la cohésion sociale ! Je ne crois pas qu’opposer les actifs contre les inactifs soit la bonne et seule solution.

Quel est le rôle des retraités ?

Ce n’est d’ailleurs pas tant l’étau que vous resserrez sur les ressources de nos aînés qui me chagrine. Pris entre la non évolution des pensions et les augmentations de toutes les dépenses contraintes et autres taxes incontournables, nous avons bien compris qu’il va falloir se serrer la ceinture. Ce qui me désole sincèrement de la part d’un Premier Ministre c’est d’ignorer  le rôle des aînés dans une société de tous les âges en les opposant manifestement aux « actifs ».

Vous voudriez cantonner les aînés au seul rôle de consommateur ?

Ils sont près de 17 millions et peuvent se montrer très « inactifs » dans ce domaine. Voire même carrément déserter. Leur rôle, bien sûr, c’est aussi de voter et là en général ils sont très « actifs » …

Nous ne sommes pas dans l’opposition, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes dans la proposition.

 

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Tous les Savoirs du Monde

Tous les savoirs publiés à travers le Monde dont nous disposons aujourd’hui grâce à l’internet, ne sont pas un phénomène totalement nouveau. En grande partie ces informations existaient depuis longtemps et étaient stockées et classifiées dans les lieux dédiés au savoir et à sa transmission : écoles, universités, livres et bibliothèques, presse, conférences, etc ….  Si un sujet nous intéressait nous pouvions y accéder. Pas toujours le plus facilement du monde, il fallait des clés, mais c’était possible si nous étions tenaces.

Avant c’était mieux ?

Le côté constructif était que cette démarche, par essence, nous obligeait à faire un choix parmi tous les sujets d’informations possibles. Et dans certains cas les clés d’accès étaient suffisamment dissuasives pour en limiter voire pour en interdire l’accès. Quelle était la nature de ces clés ? Diplômes, abonnement payant, vocabulaire d’initiés, appartenance à telle ou telle milieu social ou professionnel, les barrages plus ou moins subtils étaient, et sont d’ailleurs toujours, nombreux.

Le changement est dans l’accès

Ce qui change radicalement aujourd’hui c’est donc plus la facilité d’accès plutôt que la quantité et la diversité de ces informations. Mais cette facilité – « annoncée comme gratuite d’accès » – est assortie voire polluée par les messages commerciaux et publicitaires très efficacement ciblés par rapport au contenu des recherches. Cette invasion de messages pertinents peut nous amener à une navigation erratique et chronophage. Ceci est un des aspects négatifs de cette facilité d’accès.

Le deuxième inconvénient est le lien hypertexte. Le lien hypertexte offre la possibilité de consulter des informations accessibles d’un simple clic sur des zones de texte cliquables du document que nous sommes en train de lire. Bien pratique puisque cela nous évite de feuilleter ou de chercher des compléments dans un autre ouvrage, il nous amène souvent à une navigation labyrinthique d’où nous avons parfois du mal à trouver la sortie et dont nous ne retrouvons plus non plus le point d’entrée. Il faut beaucoup de discipline aux esprits curieux.

Enfin et troisième piège, la masse des informations à laquelle nous avons accès sur le web est informe. Quand on cherche une information sur le web, il faut avoir une idée claire de ce que l’on veut obtenir et ne pas en dévier en cours de route. Certes cette recommandation pouvait s’appliquer à une recherche bien avant l’existence d’internet. Mais le web a multiplié et facilité d’une manière telle les tentations de digressions qu’il nous faut faire preuve d’une grande discipline et de beaucoup de détermination pour tenir la route et l’objectif de départ.

Chacun de nous se reconnaitra dans l’un ou l’autre dédale de nos navigations quotidiennes.

Au final, aujourd’hui c’est mieux !

Au prix de la clarté d’esprit et d’une dose de discipline, il n’en reste pas moins que le web est un formidable outil de productivité dans l’acquisition de connaissances et qu’il nous permet, pour un coût raisonnable, et avec un énorme gain de temps de nous nourrir de tous les savoirs aujourd’hui numérisés et mis à notre disposition.

Je peux aussi rajouter deux autres points importants.

Une solution pour l’égalité d’accès au savoir.

Il permet à nombre de personnes en difficultés de mobilité que ce soit à cause de leur santé, de leur âge ou tout autre handicap, d’avoir un accès, voire une participation active à la connaissance et à la culture. Dans ce sens on peut dire que le web est un outil d’équité dans ce domaine.

Et au final une participation et un partage des savoirs !

Et deuxième point, la facilité de l’accès a stimulé la production et le partage d’informations et de connaissances par des acteurs qui s’en trouvaient éloignés bien souvent pour des raisons pratiques et un manque de moyens d’expression. L’internet a ouvert la possibilité à des savoirs multiples et variés d’être publiables et consultables même si cela pose le problème de la fiabilité de ces savoirs. Une éducation au tri et classement de toutes ces informations par les internautes serait à envisager. Peut-être à l’école pour les générations natives du numérique et, en attendant que les générations passent, aussi à travers de nouvelles formes d’éducation populaire et continue pour les plus âgé-e-s.

C’est un des objectifs des Tables d’Hôtes Numériques à La Cantine du Quai des Savoirs à Toulouse.

Venez participer à ces rendez-vous ou cliquer sur la mention « Commentaires » en bas de cette page.

Tables d’Hôtes Numériques 2017

Les Tables d’Hôtes Numériques existent depuis plus de 5 années. Rendez-vous entre seniors chaque vendredi après-midi de 14h à 16h, elles ont permis à de nombreux seniors de se familiariser avec ces nouveaux appareils que sont les tablettes, PC et smartphones.

Mais les terminaux numériques ont beaucoup et rapidement évolué et grâce à cela les seniors sont de plus en plus habiles avec ces outils.

Les Tables d’Hôtes Numériques vont donc évoluer en douceur !

Lieu et horaires restent les mêmes. Le concept d’origine est inchangé : il s’agit d’échanger les bonnes pratiques entre utilisateurs. C’est le contenu qui changera. Les rendez-vous s’orienteront de plus en plus vers les usages que nous faisons de nos appareils. En effet nombre de nos activités et gestes quotidiens passent dorénavant par le numérique.

Santé, administration, communication, courses et consommation, loisirs, culture, information, formation, bricolage, cuisine et plein d’autres domaines de notre vie sont concernés partiellement ou totalement par la pratique numérique.

Chaque séance traitera donc principalement d’un de ces thèmes et ces derniers pourront être choisis par les participants eux-mêmes. Nous en déterminerons les procédures au fur et à mesure de ce premier trimestre 2017.

Il ne sera donc plus forcément indispensable d’y venir avec vos appareils, une feuille de papier et un crayon suffiront même si un smartphone ou une tablette y aura toujours sa place. Les animateurs proposeront une animation qui correspondra au thème retenu. Puis ce sera l’échange entre participants dans la bonne humeur et la convivialité habituelles.

Venez nombreux pour participer à ces échanges et proposez-nous vos idées pour les prochaines séances.

Vous voulez voir comment ça se passe ? Regardez cette vidéo

BONNE ANNEE 2017 !

Guerre des âges

La guerre des âges.

Le titre, guerre des âges, résume à lui seul l’orientation de cette émission présentée par François Lenglet, le journaliste «économie» de FRANCE2 et diffusée à une heure de grande écoute le 30 mai 2016. Il y est question du conflit générationnel qui opposerait les baby-boomers et les jeunes gens à l’entrée de la vie active. Les images et les représentations graphiques de statistiques sont une avalanche de preuves à charge dans ce quasi-procès auquel les seniors coupables ne peuvent pas échapper.

Que faut il penser de cette manière de présenter les relations entre générations ? Que François Lenglet traite un sujet sociétal avec l’obsession qu’il cultive au sujet des données macroéconomiques judicieusement mis en scène ? Est-ce que l’on peut réduire des relations humaines à des chiffres ? Est-ce que les difficultés des uns et des autres – et il y en a autant du côté des jeunes que de certaines catégories de retraités – se résument uniquement à des ressources financières ? Je suis persuadé que François Lenglet qui a aussi une maitrise en lettres modernes et en philosophie aura l’honnêteté intellectuelle de reconnaitre qu’un tel débat ne peut pas se situer uniquement sur l’«angleco» comme le voudrait le titre de l’émission de FRANCE2. Même si certains chiffres ne sont pas contestables, la manière de les faire parler sous forme d’habiles graphiques peut laisser place au doute sur l’impartialité de la démonstration. Dit autrement, la ficelle semble un peu grosse et les intéressés des deux bords auront peut-être des difficultés à avaler le morceau.

J’avoue que cette émission m’a mis très mal à l’aise. J’en attendais une confrontation riche d’idées et d’arguments et je me suis senti piégé dans une impasse qui ne laissait aucune chance au dialogue entre générations que nous essayons de renforcer toujours et encore. Diffuser un tel sujet dans une émission grand public – 3 heures tout de même – sous l’angle appauvri de toute considération humaniste et réduite à une équation arithmétique ne nous semble ni pertinent ni intellectuellement élégant.

Je me suis posé d’autres questions à ce sujet. Quelle intention cachée pour France2, chaîne de télévision publique, dont les ressources proviennent en partie de la redevance payée aussi par les «présumés coupables» de ce procès ? Un média public revendique un rôle d’orientation voire d’éducation de l’opinion publique. Serait-ce alors une manière de préparer les retraités à de futurs sacrifices ? La question peut, à ce stade, être posée.

En conclusion, si on voulait allumer une guerre on ne pouvait pas s’y prendre autrement. Ce qui ne nous empêchera pas de rester dans une vision de coopération constructive entre les âges.

Revoir l’émission : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/l-angle-eco/

Une économie du partage

L’économie du Partage

L’économie du partage se retrouve dans les nouveaux modes de consommation. Parmi les plus emblématiques BlaBlaCar pour le transport et AirBnB pour les locations de chambres entre particuliers. Nombre d’autres naissent tous les jours et parfois dans des domaines inattendus. Ces nouveaux modes de consommation intéressent les seniors. Pourquoi ? Ils redonnent à un échange de services ou de produit le contenu humain que la transaction monétisée a fini par faire disparaitre dans la plupart des cas. Nous avons tous besoin de cette dimension d’échange social et surtout au moment de la retraite, quand nous pouvons être confrontés à un manque relationnel. Dans certaines situations l’économie du partage peut aussi devenir un complément sympathique de revenu qui peut lui être très utile.

Et si l’économie du partage était bien plus ancienne qu’on veut nous le faire croire ? Les coopératives par exemple en agriculture existent depuis très longtemps et si nous habitons un appartement nous partageons un toit et des structures communes … donc partagés. A bien y réfléchir nous partageons déjà beaucoup de choses ; toutes les infrastructures communes, routes, éclairages publics, réseaux de transport, services publics relèvent quelque part du partage. Même si ce partage est organisé et institutionnalsé. Alors qu’est-ce qui est si nouveau et nous fait croire à une révolution ?

Le simple basculement dans le partage de ce que nous considérions comme un bien individuel, à usage individuel, ou réservé à nos proches : notre habitat, notre auto, notre tondeuse, notre boîte à outils et plus encore ? L’industrialisation productiviste telle que nous la vivons nous a amené à croire que la valeur résidait dans la propriété individuelle et dans un usage quasi exclusif. Cela correspondait aux intérêts bien compris de qui détenait le pouvoir de faire prospérer les affaires, la banque et l’industrie.

Aujourd’hui, à travers une effervescence induite par l’incroyable puissance d’échange et de diffusion du réseau numérique, nous voyons émerger la conscience que d’autres choix de vie sont possibles. Nous découvrons peu à peu la culture et l’ouverture que nous procure le partage de produits et de services. Si BlaBlaCar et AirBnB sont si réputés, c’est sans doute parce qu’ils illustrent parfaitement bien ce phénomène.

Bien entendu il faut être lucide et vigilant. Les plates-formes numériques qui gèrent ces échanges ne sont pas à l’abri et sont parfois tenter de faire renaître des formes de domination économique.

Mais c’est à nous, citoyens, retraités, jeunes, étudiants, chômeurs, actifs, de veiller à reconstruire nos vies autour des valeurs induites par l’échange, l’usage partagé, les transmissions de savoirs, la solidarité et dans une proximité à la fois géographique et humaniste. Plus les initiatives émergeront dans cet esprit et plus la conscience collective reviendra vers la recherche d’une vie basée sur le bien commun et les valeurs du partage.

 

Boostez vos neurones !

Durant la semaine du 14 au 21 mars 2016, dans toute la France c’est « La Semaine du Cerveau ». Des centaines de manifestations, d’expositions, de conférences, d’expérimentations pour permettre au grand public d’aborder les questions des neurosciences d’une manière accessible.

Toulouse fait honneur à cette semaine en proposant un très riche éventail de manifestations autour de ce thème. Nous en avons choisi deux qui nous semblent particulièrement intéressants dans le cadre de notre blog. Mais vous pouvez consulter l’ensemble du programme en cliquant sur Toulouse ainsi que l’ensemble des manifestations dans différentes villes de France.

Une occasion d’en apprendre plus à ne pas manquer !

Dimanche 20 Mars de 10 h 30 à 12 h 30

Conférence à 2 voies : Cerveau & Méditation

Quai des Savoirs, 39 Allées Jules Guesde, Toulouse
Entrée : Libre dans la limite des places disponibles
Public : Tout public

La Méditation : Au confluent de la philosophie, de la santé et des neurosciences
Thomas Busigny (Psychologue); l’intervention sera suivie d’une séance de méditation proposée par Leily Blondeau (Psychologue)
La méditation est un entraînement de l’esprit que l’on retrouve dans de nombreuses traditions spirituelles et philosophiques ancestrales. Il s’agit d’un travail de l’attention et de la concentration combiné à une ouverture et une pleine présence.
Nous retracerons l’évolution des pratiques méditatives jusqu’à l’intérêt récent des secteurs de la santé et des neurosciences. Nous décrirons cette approche et les différentes pratiques actuelles au travers d’études cliniques et scientifiques. En tentant de répondre à cette question : quels bienfaits la la méditation peut-elle apporter à l’Homme du XXIème siècle ?

 

Samedi 19 Mars de 14 h 30 à 16 h 30

Conférence à 2 voies : Cerveau & Apprentissage

Lycée Pierre de Fermat, Grand Auditorium, rue Malbec, Toulouse (attention travaux dans le lycée, l’entrée se fait rue Malbec)
Entrée : Libre dans la limite des places disponibles
Public : Tout public

Cerveau et apprentissage : les voies de la connaissance
Caroline Karsenty (Neuropédiatre) et l’équipe du Centre Référent des Troubles du Langage et des Apprentissages CHU Purpan
Dans les apprentissages, les capacités cognitives sont sollicitées dans leur ensemble. Les progrès de la neuroimagerie nous ont permis de mettre à jour différents réseaux cérébraux impliqués dans les tâches cognitives.
Les troubles d’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysorthographie, dyscalculie, etc.) correspondent à des dysfonctionnements de certains de ces réseaux.
Une bonne connaissance du fonctionnement normal du cerveau permet de mieux comprendre les troubles d’apprentissage et de déterminer les remédiations et les adaptations pédagogiques nécessaires à leur compensation.
A partir d’exemples précis, issus de travaux de recherche, nous tenterons d’illustrer ces processus normaux et pathologiques.

Senior, mieux vivre avec le numérique !

Notre vie quotidienne se numérise.

Tous les domaines s’y mettent : la communication, l’accès à l’information, la musique, les livres, la photo, les vidéos, la télé, la médecine, l’administration, la domotique, les voitures … la liste est interminable. Ce sera de plus en plus le cas avec les objets connectés. Les seniors n’échappent    plus à la numérisation.

Est-ce que cela concerne la vie quotidienne de paisibles retraités qui pensaient légitimement en avoir fini avec les apprentissages ?

La réponse est oui ! Et pourquoi ?

D’abord et tout simplement parce que écarter l’idée de se servir du numérique deviendra très vite un facteur d’exclusion sociale. Communiquer avec ses semblables et surtout les jeunes et moins jeunes générations passent par le numérique. Qu’on aime ou pas, le réalité est ce qu’elle est. L’accès à toutes sortes de choses, infos, administrations, savoirs, culture, achats, mobilité, forme et santé passent maintenant par le numérique et y passeront toujours plus au point d’en rendre malaisé l’accès par d’autres moyens. Sommes-nous en train de créer une dépendance supplémentaire pour nos vieux jours alors que la longévité en bonne forme augmente toujours et encore ? Bien sûr que non ! La vigilance est de mise et cela demander des petits efforts.

La question est ainsi posée à nos générations qui n’ont pas “appris” ces technologies durant leur vie active.

Nous voulons traiter cette question dans ses multiples aspects : de l’initiation aux outils numériques à leurs usages possibles ou souhaitables, de l’apprentissage d’un smartphone à la recherche de bonnes affaires sur internet, des réseaux sociaux à la visite virtuelle d’un musée et plus encore.

Sur ce blog nous voulons vous informer sur ces sujets, vous donner des astuces, des adresses, des lectures utiles, ou des manières d’apprendre ou de rencontrer d’autres personnes autour de ces sujets. Et nous avons joint les actes aux idées en créant des espaces d’échanges de savoirs :

Les Tables d’hôtes numériques auront lieu dorénavant au Quai des Savoirs, Allées Jules-Guesde à Toulouse.

Les Tables d’Hôtes Numériques. En quoi cela consiste ? Il s’agit d’un rendez-vous hebdomadaire qui a lieu à La Cantine* à Toulouse avec l’association actisse.net**. Chaque vendredi, de 14h00 à 16h00 des seniors se retrouvent autour d’une table et échangent entre eux sur les usages qu’ils font de leurs ordinateurs, tablettes, smartphones et autres objets numériques. Sont évoqués les petits points de blocage dans l’utilisation, les nouvelles applications mais surtout les usages que la génération senior peut faire de ces technologies pour stimuler leur curiosité, découvrir des moyens d’enrichir leur temps libre et faciliter leur quotidien. Cet échange de savoirs et d’entraide s’adresse à celles et ceux qui ont déjà une pratique de base de leurs outils numériques. L’inscription à chaque session est souhaitée via le site de La Cantine, l’accès est libre et gratuit.

Voir comment ça se passe ? Regardez cette vidéo

* La Cantine est un lieu d’échange, de rencontres et d’expérimentation ouvert à tous les curieux et passionnés du Numérique. 27 rue d’Aubuisson – Toulouse site internet www.lacantine-Toulouse.org

** actisse est une association qui promeut  l’échange de savoirs, numériques et autres, entre les retraités et celles et ceux qui ont du temps libre.